L’évolution du casque : de 1940 à nos jours

 

Il est loin le bon vieux casque en cuir, porté par les coureurs du Paris-Roubaix dans les années 1940… Depuis, le  casque de vélo, accessoire du cycliste par excellence, a sans cesse évolué, reflétant les changements de la  société, nombreux depuis les années d’après-guerre. Tour à tour has been, vintage et high tech, le casque a su  s’adapter aux besoins de sa clientèle, toujours plus nombreuse et diversifiée. Flash back sur les évolutions  majeures de cet accessoire, sorti de l’ombre il n’y a pas si longtemps que ça… !

  • Des débuts difficiles pour les casques cyclistes

« Casque à boudin », certes c’est un nom peu flatteur, mais c’est bien sous cette appellation  que se fait connaître  le premier modèle de casque vélo. Si l’on devait nommer un ambassadeur de cet accessoire, encore peu connu à  sa création dans les années précédent la 2nde Guerre Mondiale, on citerait sans doute Jean Robic.

Suite à une chute sévère en 1946 de Jean Robic (vainqueur du Tour de France 1947 mais également premier champion du monde de cyclo-cross) durant la fameuse course cycliste  Paris Roubaix, il sera le premier à adopter le casque pour de bon.

 

Cette décision considérée à l’époque comme originale lui vaut  d’ailleurs le surnom de « Tête de cuir »… En effet, ce premier modèle  est composé de lanières de cuir enchevêtrées les unes dans les  autres. Pas si efficace pour absorber les chocs, mais c’est mieux que  rien !

 

Jean Robic, le tout premier coureur à porter un casque surnomé « Tête de cuir »

Des années 40 jusqu’au début des années 90, rien ne change. Le casque à boudin, toujours très utilisé sur piste,  n’est porté sur route que lorsque les conditions de course l’imposent (cyclo-cross, Paris-Roubaix, ou simplement  lorsque la pluie se met à tomber).
Pourtant, aux Etats-Unis, dés les années 70 apparaissent des casques d’un nouveau genre, inspiré des casques  de moto.
Ainsi, en 1975, Bell distribue le premier casque en polystyrène expansé.

Dans les années qui suivent, les cyclistes américains commencent à abandonner le casque à boudin pour ces  nouveaux modèles plus performants.

 

Moser en route pour battre le record  de l’heure

En 1984, Francesco Moser s’entoure de scientifique afin de battre le record de l’heure.

Ensemble, ils mettent au point un arsenal technologique (vélos profilés, roues lenticulaires, combinaison intégrale, etc). Pour son premier record, à Mexico en 1984, Moser n’est pourtant coiffé que d’un simple bonnet moulant.

Quelques années plus tard, il portera un casque « profilé ».

 

Avec l’arrivée en Europe des coureurs américains, on voit apparaitre dans le peloton des lunettes et des casques d’un nouveau genre, donnant parfois aux cyclistes des airs de héros de science-fiction, ou de militaires fluos !

Comme Moser, le monde du cyclisme se prend de folie pour le Cx (coefficient de pénétration dans l’air) et le casque fait son apparition dans les épreuves contres-la-montre.

Il n’est alors pas question de protéger le cycliste, mais simplement de lui faire gagner de précieuses secondes (Greg Lemond remporte le Tour de France 1989 pour 8 petites secondes, équipé d’un casque Giro).

 

Greg Lemond en 1989

  • De plus en plus d’adeptes du casques

Depuis son invention aux Etats-Unis, la version en polystyrène s’est largement développée à travers le monde,   aujourd’hui, c’est le modèle que l’on retrouve le plus fréquemment. Depuis ce moment-là, les améliorations des  casques se font surtout au niveau du poids : on essaie de produire des casques plus légers pour la même efficacité.

Quant à son acceptation par la population, il faut dire qu’elle est bien meilleure que par le passé : la sécurité est devenue une problématique importante, et le port du casque vivement conseillé.

Le décès en course de Fabio Casarteli en 1995, puis celui d’Andrei Kivilev en 2003 relancent le débat sur le port du casque,il devient obligatoire que pour la course du Tour de France en 2005

 

Coureur en 2004, sans casque…

Tour de France 2005, le premier où le port du casque est obligatoire

Par la suite, l’innovation continue, rendant les casques plus légers, plus esthétiques et plus sûrs (afin de  préserver le cerveau, ils se déforment en cas de choc). Mais les fabricants jouent également sur les gadgets : on  intègre la visière des lunettes, ou bien l’oreillette. Coté décoration, la mode sera, un temps, à la personnalisation  (façon pilote de F1), comme le lion dessiné sur le casque de Cipollini, ou le grillon sur celui de Paolo Bettini.

JPEG - 58.5 ko

Indurain en action (49,046 km/h de moyenne)

Sponsoring oblige, les casques sont maintenant décorés aux couleurs de l’équipe, à quelques exceptions près.  Par exemple, sur le Tour 2009, lors du contre la montre par équipe, on a pu appercevoir des taches de couleurs  dans l’équipe Astana : Contador avait un casque jaune, assorti à son maillot de champion d’Espagne, et  Armstrong avait un casque noir, aux couleurs de Livestrong.

Armstrong en 2009 en contre la montre

 

Sources : 21virages.free.fr

benniere shop
Screen shot 2014-10-16 at 15.04.21

Laisser un commentaire